Happy Bithday Sam

Quentin Laugier / Alexis Moati / Cie Vol Plané

Disponible en tournée dès l’automne 2018   

> CRÉATION 28 et 29 septembre 2018, 2 et 3 octobre 2018 (options)
  Espace des Arts, Scène nationale Chalon-sur-Saône 

> TOURNÉE : Le Merlan, Scène nationale Marseille, Théâtres en Dracénie - Draguignan, Le Bois de l’Aune, Aix-en-Provence Théâtre La Passerelle, Scène nationale des Alpes du Sud, Gap MC2:Grenoble 

 

 

« Au tout départ il y a un sentiment confus, comme si on cherchait sa place dans une époque. À quoi suis-je destiné ? Quel est mon rôle ? À quoi pourrais-je être bien utile ? Comme si on était hanté par le pressentiment d’un secret merveilleux.
Je dois dire que même si on grandit, même si on feint l’adulte, il reste cette attente. Cela devient même un moteur. Seuls quelques moments, où tout s’emboîte parfaitement, où le monde a un sens, nous font entrevoir une partie du puzzle.
Longtemps nous croyons que nos parents connaissent ce secret, qu’ils attendent juste le bon moment pour nous le révéler ; nous attendons donc... un mot, un regard.
Quand je pense à ma famille, je pense à un film : Running on empty de Sidney Lumet. En français : À bout de course. Mais on pourrait dire aussi, littéralement : Tourner à vide.
J’y pense parce que souvent il y a l’idée que l’on se fait de la famille et puis il y a la famille réelle. Il y a ce que nous imaginons que nos parents désirent de nous et la réalité. Il y a ce que l’on croit transmettre et ce que l’on transmet véritablement.
Je revois la dernière scène du film. Après une nouvelle alerte, la famille Pope, famille d’activiste de la gauche américaine anti guerre du Vietnam, en cavale (ils sont recherchés par le FBI), doit quitter son logement. On voit Danny, le fils, arriver en vélo, se dépêchant pour partir avec ses parents malgré son désir de rester. Contre toute attente le père dit à son fils de remonter sur son vélo : maintenant il doit continuer seul, il doit les quitter pour rentrer à la Juilliard School et étudier le piano. Le père s’adresse à Danny et lui dit :
« On t’aime tous. Maintenant, vas-y, c’est à toi de jouer ! Ta mère et moi, on aura essayé, ne laisse personne te dire le contraire. » Je suis intimement convaincu que Danny va continuer la lutte de ses parents... à sa façon, avec un piano. Le retrait du père permet la transmission. Je n’ai pas connu les activistes pacifistes américains mais je suis né en 1970, je suis un enfant de 1968. Je suis le fils d’une génération qui a voulu changer le monde. Il me paraît intéressant de retourner fouiller dans la jeunesse de nos parents en regardant cette histoire du point de vue des enfants qui ont été aussi façonnés par cette période. »
Alexis Moati, octobre 2016.

Un projet de la Compagnie Vol Plané / mise en scène Alexis Moati / texte Quentin Laugier / pièce pour 6 interprètes Carole Costantini, Pierre Laneyrie, Chloé Martinon, Alexis Moati, Léopold Moati (en cours) / scénographie (en cours) / assistanat à la mise en scène Thibault Pasquier / costumes Aude-Claire Amédéo / lumières (en cours)

Production déléguée Espace des Arts, Scène nationale Chalon-sur-Saône Une production Espace des Arts, Scène nationale Chalon-sur-Saône / Cie Vol Plané Coproductions (en cours) La Gare Franche, maison d’artistes et curiosités / Le Merlan, Scène nationale de Marseille / Théâtres en Dracénie, Scène conventionnée dès l’enfance et pour la...lire la suite